Je crois qu'il n'est pas dans l'intérêt de la communauté d'agglomération de laisser le marché entièrement à ERD-IPVSET. Non pas que j'éprouve un ressentiement envers eux, mais plutôt que l'image même du réseau PBC risque d'en prendre un coup. Un réseau où il n'y a pas de choix, pas de solution alternative... Un client mécontent d'un FAI risque d'être mécontent de tout le réseau, un amalgamme peut se faire dans la tête des gens. Et si le client tourne le dos à la fibre il retourne vers l'ADSL : résultat des courses des sous en moins dans le projet PBC.
Je pense que les FAIs restant sur Pau et les responsables "neutres" du réseau doivent prendre conscience de cet état de fait. Une répartition "intelligente" du marché peut être réalisée par exemple. Une aide équivalente aux FAIs devrait être accordée. Et pourquoi pas réglementer la publicité sur la fibre et imposer qu'il soit mentionné la liste des FAI pour que l'utilisateur final (qui reste toujours mal informé) puisse faire son choix.
A mon avis, on se fourvoit (quand je dis "on" c'est la communauté d'agglomération) dans une optique équivalente au marché "ADSL". Un marché ultraconcurrentiel où aucun "cadeau" n'est fait. Ici, sur Pau, la démarche doit être plus réfléchie. Ce sont des investissements à long terme qui ont été engagés et le réseau part droit dans le mur si on continue comme çà.
En fait il se passe la même chose sur Pau avec les assembleurs informatique (je ne donne pas de nom mais vous en connaissez bien 3 ou 4). C'est toujours à celui qui va être le moins cher, celui qui va en mettre plein la vue. Quand on voit le résultat : gros chiffres d'affaire, petits bénéfices... Et l'écart se creuse. Et dans les autres villes de France je n'ai pas - à ma connaissance - vue une telle "guerre" des prix. A croire qu'à Pau nous n'avons pas de vision globale du marché et que chaque société cherche son plus proche concurrent et se limite à une comparaison basique de quelques chiffres.
Il faut ouvrir les yeux, prendre plus de recul. Les ententes commerciales sont légalement interdites, mais très souvent présentes pour "sauver" un marché tout entier.