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Pffff ils ont déjà annoncer qu'elle serait juste retarder de quelque semaine.Ce qui a de bien ces temps ci, c'est que même si les représentant du peuple dise non, ils repropose le texte. Enfin, la politique ...
Mme la présidente. La parole est à Mme Françoise de Panafieu.Comme chaque député, je reçois quotidiennement de très nombreux mails, une soixantaine par jour en ce qui concerne cette loi, plus tous les autres bien sûr. Certains sont spirituels, d’autres le sont beaucoup moins, d’autres encore sont très bien construits. Celui dont il est question faisait partie de cette dernière catégorie. Devant les arguments donnés par son auteur, je l’ai transféré au ministère de la culture, un peu à titre d’exemple, et cela le 19 février dernier, en suggérant qu’on s’en inspire pour établir une sorte de contre-argumentaire à l’intention des députés du groupe. Cela a été fait et j’ai reçu l’argumentaire.Je précise qu’en aucun cas l’auteur du mail ne demandait la confidentialité sur son identité. Or beaucoup de ceux qui nous envoient des mails la demandent, et certains utilisent des adresses composées pour l’occasion : c’est gratuit et il faut dix secondes pour créer une adresse du genre antihadopi@wanadoo.com. Au contraire, pour donner plus de crédibilité à ses arguments, qui étaient de vrais arguments fondés, l’auteur a indiqué qu’il travaillait dans le secteur des médias et de l’internet et a même précisé le nom de son entreprise.J’aurais pu - on peut le faire -, sélectionner une partie du message pour le transmettre. Cependant quand l’auteur ne demande pas la confidentialité, on se sent autorisé à appuer sur la touche forward. Que celui qui ne l’a jamais fait lève le doigt. Il est évident qu’on en fait usage, et chacun sait que la diffusion d’un mail est exponentielle : il est envoyé à deux personnes, puis à dix et, au bout d’une demi-heure, 500 personnes sont au courant.